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SI LAZREG BELHADJ-insurrection de 1864

Sidi Lazrag Belhadj, chef d’une zaouïa remuante près de Zemmoura et autour de laquelle s’agitait la puissante confédération des Flitas. Sidi Lazrag se décida à livrer bataille aux Français remportant quelques succès. Le danger menaçant Relizane était imminent. Colonisation contre résistance, les Flitas attaquaient successivement Ammi Moussa, centre récemment créé (1840) sur la rive gauche de Oued R’hiou. « Les hommes, écrit Lapasset, pour défendre la terre et l’honneur, se levaient sans armes en se lançant sur les colonnes françaises surtout que les hommes de Sidi Lazreg furent renforcés par les Bani Ouragh. » « Les hommes se jetaient sur les murs de la redoute, ajoute Lapasset, pour y faire une brèche avec des pioches mais deux tentatives Sidi lazreg alla à leur tête diriger contre le poste d' Ammi Moussa une attaque furieuse. en 1864... Il ne se trouvait en tout que 174 personnes dans le lort d'Ammi Moussa, dont les murailles ne sont pas achevées,

Le 26, le 27 et le 28 mai furent consacrés par Si-LAZREGà l'attaque d'Ammi- Moussa, chef -lieu d'un cercle ... La prise du caravansérail de la Raouïa et les assauts livrés à la redoute d'Ammi-Moussa.Pendant ce temps, les bataillons stationnés dans le Tell avaient leur état-major à Mostaganem et occupaient les postes de Mascara avec une compagnie, Arzew avec deux compagnies, Tiaret avec une compagnie,La piste arabe qui conduit d'Ammi Moussa à Tiaret passe dans cette vallée où elle traverse un nombre considérable de fois le cours capricieux ... A partir de Ct. el Khengue, les bois apparaissent de part et d'autre jusqu'à Ammi Moussa.. Si- Lazereg était arrivé à 6 kilomètres d'Ammi-Moussa et entraînait dans son mouvement les aghaliks des Bcni- Meslem et des Beni-Ouragh. Fuis, pour en finir avant l'arrivée des colonnes. Ammi-Moussa, à 104 kilomètres à l'est de Mostaganem, a eu pour origine un fortin bâti en 1840. ... Près d' Ammi-Moussa se voient des ruines romaines assez bien conservées. Sources thermales aux environs. Le cercle d'Ammi-Moussa se soumit le 21 juillet, les Flittas le 27. Le 12 juillet 1864, le marabout Si Mohammed ben Hamza entraînait de nouveau à l' insurrection les Harrar, qui étaient suivis dans ce mouvement par les Larbas Sidi cl Azerec marcha contre le village de Zamoura qu'il brûla et pilla,en 1864. mais il attaqua sans succès le fortin où tous les habitants s 'étaient réfugiés.L'exallalion religieuse n'est pas entretenue seulement chez les Fliltas qui fréquentent les zaouïas, il exisle aussi chez eux des familles de marabouts, comme celle de Sidi el Azerec, route de Zemmora et le chemin de Sidi Lazreg,Mais l'importante tribu des Flitta, entre le Chelif et Tiaret, se souleva à la voix du marabout Sidi-Lazreg; les tribus du Dahra s'agitèrent le marabout Si-Lazreg, en relations avec les Ouled-Sidi Cheikh , soulevait la belliqueuse tribu des Flittas; le caravansérail de la Raouïa, sur la route de Mostaganem, fut attaqué et brûlé avec ses défenseurs; Si-Lazreg, cernés par quatre colonnes, les Flitlas se résignèrent à demander l'aman.l'expédition du marabout Si Lazreg entre Tiharet et Relizaneet le massacre des habitants du caravansérail de la Rahouïa; Si Lazreg ravagea Zemmora et Ammi Moussasur le . Sur le banc de l'Oued ediouia; ici a été tué Si Lazreg-Bel-Hadji, qui avait suscité la Flitta à la révolte en 1864.Les Flittas de la province d'Oran, conduits par le marabout Si Lazreg, s'étaient soulevés pour les mêmes raisons que les Ouled Sidi Cheikh dans le Sud, à l'appel de leur agha Si Sliman ben Hamza, pour protester contre la stratégie . Ahmed Wahbi a chanté Ya lazreg ould lehmam et Blaoui El-Houari Sellak el maghboun fi ard el-kofar. un vieil lettré habitant la Kalâa des Béni Rached nous à longuement entretenu du mouvement armée de Si Lazreg, Quelques années après leur accostage sur le sol algérien, les troupes françaises, dirigées par les Bugeaud, Lamoricière et autre Pélissier, se trouvèrent, dès 1840, aux prises avec les tribus des Flittas à la fin du mois d'avril de cette même année, le colonel Lapasset, entouré de 800 hommes, quitta Relizane pour venir s'installer près du Bordj de Zemmora et contrôler rigoureusement les Flittas qui paraissaient comminatoires. Ce même colonel, accompagné d'une petite colonne, réussit même à atteindre Tiaret. Mais à son retour, on lui fit apprendre une nouvelle des plus sombres en la révolte provoquée par Sidi-Lazreg qui fut admirablement soutenu par seize tribus, sur les dix-neuf que comptent les Flittas, et qui le proclamèrent Sultan en s'engageant dans une lutte solidaire afin de refouler les Français de leurs terres. Après un assaut inopiné contre lui, Lapasset rejoint difficilement Relizane sauvant ainsi, non sans peine, ses deux bataillons. Ce moment fut propice à Sidi-Lazreg qui ne perdit pas de temps pour cerner en personne, le 14 mai, le Bordj de Zemmora dont les occupants purent, quand même, tenir en échec les forces des Flittas durant un jour et demi. Le colonel s'est ainsi résolu à revenir avec des tirailleurs pour porter secours aux combattants. Quant à notre Sultan qui n'a pu digérer cet affront, il regagna la montagne, décidé plus que jamais à porter un grand coup en renforçant ses rangs par les tribus hétérodoxes. C'est alors qu'il songea à s'emparer du Bordj de Rahouia où se trouvaient, presque sans munitions, cinq cavaliers de la remonte avec leur maréchal des logis, deux gendarmes et trois caïds auxquels se joignirent Arnould et sa femme ainsi que les locataires des terres qui en dépendaient, sommés par leur tutelle de s'enfermer dans le blokhaus jusqu'à apaisement de la situation. Ainsi, la joie qui trouva, suite à cet événement, tout son paroxysme au sein des populations indigènes de Béni-Louma, Ouled- Rached et Ouled-Barket, mit à équivoque la sécurité du colonel Gerez qui se trouvait dans sa tente à Aïn-Tinn et qui n'avait d'autre solution que de fuir à Tiaret. Ce dernier, après avoir pris le soin de mettre à l'abri sa femme et ses enfants, alerta le commandant de la place quant à une éventuelle attaque du Bordj de Rahouia par les hommes de Sidi-Lazreg. L'écho de cette nouvelle ne fit que plonger l'officier, dirigeant la redoute de Tiaret, dans une situation ambiguë car se trouvant dans l'impossibilité d'apporter une quelconque intervention car une insurrection, venant du Sud (Ouled-Sidi-Chikh), pourrait avoir lieu d'un moment à l'autre. De ce fait, après un moment de réflexion, il dépêcha un caïd porteur d'un message à l'adresse des soldats du Bordj de Rahouia par lequel il leur ordonna de rejoindre Tiaret. Ayant parcouru les quarante kilomètres au galop ininterrompu, le messager remet la lettre au maréchal du logis qui, après avoir pris connaissance du conteur à haute voix devant ses hommes, les gendarmes et les caïds rassemblés, se tourne vers son porteur lui signifiant son refus d'obtempérer. « Ce n'est pas possible », lui dira-t-il. « Tu repars tout de suite et tu diras au commandant que nous sommes ici, sur ordre du colonel Lapasset de Relizane et que nous ne pourrons sortir que sur son ordre. Nous résisterons jusqu'à la mort.» Stupéfait par cette réponse, le caïd reprend aussitôt le chemin de Tiaret portant au commandant le refus du maréchal des logis. Toutefois, à la Redoute, on savait que le Bordj avait peu de munitions et le commandant de la place, confiant en de tels hommes, quitte un instant le caïd avant de réapparaître, peu de temps après, pour lui donner trois cents cartouches qu'il devait remettre immédiatement aux soldats. Ainsi, pour la troisième fois, le caïd refit au grand galop la distance qui sépare la redoute du Bordj mais, cette foisci, le massif portail ne s'ouvrira pas devant lui car, entre-temps, les soldats s'arrangèrent à user du maximum de vigilance et de précautions. Devant ce dernier, il fila les cartouches à travers une meurtrière à ceux qui allaient mourir avant de reprendre, tout pensif, la route vers Tiaret. Pendant que s'effectuait ce va-et-vient du caïd entre Rahouia et Tiaret, Lapasset avait appris, par des espions à Relizane, que le caravansérail se trouvait en face d'un grand danger. Mais, malheureusement pour lui, à l'impossibilité de ravitailler un poste situé à cinquante-sept kilomètres, s'ajoute la faiblesse de l'effectif dont il disposait pour accomplir sa mission de couvrir Relizane. Néanmoins, il devait à tout prix se débrouiller pour sauver le Bordj. C'est ainsi que, n'ayant pas trouvé de complicité en ses goumiers qui ne répondirent pas à son appel, il choisit six bons tirailleurs qui connaisaisent bien la région, leur donne des burnous, des chevaux et cent cartouches chacun. Ces derniers quittèrent Relizane le 20 mai au coucher du soleil, après avoir lancé un dernier adieu à leurs compagnons, pour atteindre Rahouia, le 21 au point du jour, et s'enfermèrent à l'intérieur du fortin avec ceux qui s'y trouvaient déjà et l'attaque commença presque aussitôt. Le caravansérail fut ainsi entouré de trois à quatre mille Arabes qui tentèrent d'escalader les hautes murailles d'enceinte. Mais les assiégés, tirant dans cette masse humaine, mirent hors de combat un grand nombre d'entre eux. Vers le soir, usant une certaine ruse, nos guerriers allumèrent d'immenses feux de paille humide sous ces balles coloniales et, à la faveur de la fumée, ils percèrent dans le mur quatre brèches par où ils firent irruption…

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