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l'Echo d'Oran du 5octobre 1951

Le vendredi 5 octobre 1951., l'Echo d'Oran titre ainsi une page entière réservée à cette coquette cité sise dans la vaste plaine du bas Chéliff: "Ce coin de Sahara perdu dans le Tell, frappé du sceau du génie français".

De nombreux militaires rappelés,et en particulier ceux du contingent de 1956, arrivant en cette cité, n'en croient pas leurs,yeux. Ils réalisent peu les images d'un lieu qui, il n'y a pas tellement longtemps, n'était qu'un gros bourg plus ou moins actif à divers titres sur le plan de l'économie.

Débarqués à Oran, ils avaient pensé qu'au-delà de la grand'ville devait se trouver sans doute le désert... Pensez, ils étaient en Afrique, le mot ALGÉRIE ne leur disait pas grand'chose. Provenant en grande partie de villages et de petites cités de ce vieux pays en retard sur le plan sanitaire et hospitalier: "... Et c'est ça qu'on nous avait dit être l'Afrique!" Une fois de plus s'avérait être exacte la parole selon laquelle le Français était un citoyen qui, en majorité, ignorait tout de la géographie.... alors qu'à cette époque cette Algérie n'était qu'à une heure d'avion de Marseille, qu'à une nuit en mer plus quelques heures de séjour sur paquebot moderne, de Port-Vendres à Oran.

Dans différents cafés du Commerce de la Métropole, bien avant la Toussaint de 1954, et particulièrement avant le conflit de 39/45, dans les stations de cure d'air, de repos, de bains et de breuvage de santé, nous étions des coloniaux (pas encore colonialistes, esclavagistes et nantis d'argent à ne savoir qu'en faire). Cette image d'Epinal, était encore d'actualité plus d'une décennie après la fin de la dernière guerre.

1938. Un jour de printemps, à l'aube presque de l'été, sur la route, entre Relizane et Orléansville. Ma "Prima quatre" est à l'aise sur un tel parcours, large, plat, rectiligne. De temps à autre elle s'emballe, le compteur marquant 100 et le dépassant de peu, ce qui n'empêche pas de goûter, d'apprécier le rutilant spectacle qu'offre la nature. Déjà, depuis la sortie de l'ex-Petite Caypenne de 1856, après quelques minutes d'entretien avec Dominique Rivière, maire de la cité, et après Hamadena, Ferry-les-Salines et Saint-Aimé, et jusqu'aux abords de la halte de ce jour, la nature est coloriée à profusion et à merveille. Cette plaine du Chélif, où la canicule se fait amplement sentir, offre aux regards du voyageur de véritables tapis de fleurs des champs. Là, entre autres, règnent, de mars à septembre, bleuets, fleurs de lin d'un bleu pervenche, pâquerettes et autres marguerites d'un jaune d'or éclatant, et, en particulier, coquelicots faisant penser au plat pays qu'est la vaste plaine de la Flandre française. Sur une longue distance, de part et d'autre de cette R.N. qui conduit à Alger, c'est une vaste mosaïque sur laquelle, de temps à autre, plongent des cigognes à la recherche de reptiles qui abondent dans cette région et qu'on écrase parfois en appuyant sur l'accélérateur. Les arbres aussi abondent au long de cette rocade, combien différente de cet agréable parcours, par le bord de mer, quasiment parallèle, où le rose et le rouge des roches et des falaises, en roulant "farniente", accrochent aussi les regards. Que notre cher pays est beau, séduisant, surtout en cette période.

Enfin, j'aperçois Inkermann, une véritable bourgade à l'époque (1938) sans pour autant être dénuée d'un certain attrait, d'autant plus que le sol est d'une propreté impeccable. Une bourgade administrée par un "battant", André Reboul qui, en peu de temps, avec la volonté, le dynamisme qui le caractérisent (je le connais depuis 1934) fera de cette bourgade une véritable cité accueillante, vivante, fort animée, où il fera bon vivre... Où il faisait bon vivre, selon ma pensée de cette époque.

Aujourd'hui, devenue Oued-Riou, du nom d'un oued assez proche, la cité rayonnante d'hier a perdu tout son éclat, je n'avance rien d'abstrait à ce sujet, des renseignements assez probants m'ayant été fournis en 1982, par un ouvrier maçon musulman travaillant à Vallauris, près de Golfe-Juan. Selon son expression imagée, il revenait de là-bas après les festivités de la fin du carême, "la fête du mouton." C'est ainsi qu'il m'apprenait qu'un hôpital avait été inauguré deux ou trois ans avant, par le ministre de la Santé et désigné sous le vocable d'hôpital Ahmed Francis, en mémoire du docteur qui avait pratiqué à Relizane, compagnon de l'U.D.M.A. de Ferhat Abbas.

Mais revenons à Inkermann.

Alors qu'ailleurs l'autorité militaire a largement coopéré avec les premiers colons. comme par exemple à Saint-Louis, Kleber,Assi-Ben-Okba, Saint-Cloud, Aboukir et quelques autres colonies agricoles créées de 1848 à 1856, il n'en sera pas de même en ce qui concerne Inkermann, sinon à un degré moindre. C'est le 28 juillet 1870, qu'en pleine guerre avec la Prusse, le gouvernement décide, par décret, la création "d'un nouveau Centre de Colonisation dans la plaine du Chélif", à peu de distance de cette fournaise qu'est Relizane, à environ 168 km d'Oran, sur une étendue de 4000 hectares, au pied du djebel Grigra. Le décret en question prévoit que sa mise en valeur sera confiée à 60 "feux", c'est-à-dire à 60 ménages. Oeuvrer dans une telle région ne sera pas une sinécure, pas plus bien sûr que ce ne l'était ailleurs. Mais en dépit de certains froissements et coups de gueule inhérents au travail de la terre, surtout d'une terre vierge comme celle-ci, dure et couverte de pierres, de buissons épineux, les pionniers en provenance du Midi se mettront à l'ouvrage avec détermination, d'autant plus qu'ils ne seront pas harcelés par les attaques surprises des agitateurs de naguère qui, en d'autres temps, firent parler la poudre autrement qu'à l'occasion de fantasias.

Malgré la composition d'une terre véritablement déshydratée et, il faut le dire, comme cela s'est souvent produit ailleurs, certaines tracasseries, de la part de certaines autorités militaires, moindres quand même que celles de colonies agricoles d'une autre zone, une première réussite viendra couronner leurs pénibles travaux: celle, bien sûr, d'avoir pu, à la sueur de leur front, gagner leur pain quotidien, selon le précepte de l'Evangile. Un pain cependant peu accompagné d'autres aliments, car pour qu'une réussite soit vraiment concrète, il manque à cette terre ingrate une quantité importante de cet or liquide qu'est l'eau. Cette eau que le génie français aura fait surgir du sol, permettant ainsi de rendre fertile une terre qui devait nourrir des millions d'habitants, c'est ce que l'on oublie d'enseigner dans les écoles de là-bas. Une oeuvre, pour dire le vrai, qui aura permis durant treize décennies, de devenir le premier client de la France métropolitaine, une oasis née de la volonté d'hommes et de femmes comme on n'en voit plus encore qu'en Israël.

J'avais à peine dix ans (1915) lorsque j'ai appris, à cette chère école de la Marine, place Nemours à Oran, que nos régiments de Zouaves qui combattaient alors sur le sol de la Métropole, s'étaient déjà couverts de gloire au cours de la campagne de Crimée (Russie), en 1854-55, avant celle de l'Italie en 1859-60. Les noms de Sébastopol, Inkermann, mer Noire, n'étaient pas du grec ou du latin pour les élèves de ma classe.

C'est en souvenir de la sanglante et victorieuse bataille s'étant déroulée en Crimée, au cours de laquelle les Zouaves du général Bosquet avaient, baïonnette au canon, escaladé les pentes de l'Alma, jugées inaccessibles par les Russes et occupé la ville d'Inkermann que ce nom fut donné au nouveau Centre de Colonisation, et c'esi aussi un souvenir de ce fait d'armes, que ce pont qui à Paris enjambe la Seine et dont une statue de pierres est l'ornement, est appelé Pont de l'Alma.

Que d'heureux changements de 1870 à 1938, et surtout depuis mon premier passage jusqu'en 1951 et davantage jusqu'à l'heure de l'exode. Si les édiles qui ont administré cette collectivité depuis 1891, année de l'érection en Commune de Plein Exercice, les Defarge-Lacroix Gustave, le premier, Gris Martial, de 1892 à 1897, de Regard de Villeneuve, de 1897 à 1911, Arnaud Xavier, de 1915 à 1918, Thirion Henri, de 1919 à 1925, Reboul André à partir de 1925, est celui qui, le temps aidant, a le plus marqué son passage à la tête de la municipalité. Maire, conseiller général et délégué à l'Assemblée algérienne, j'ai eu à lui serrer la main pour la première fois en 1936.

J'ai retrouvé André Reboul aussi en 1937, c'était la seconde fois et j'ai alors pu constater la force tranquille qui l'animait et les marques d'estime et de soutien dont il était l'objet de la part de tous ses administrés, ce qui lui permit de persévérer dans la tâche entreprise malgré la tempête du moment, en faveur du bien-être de la population. Il avait une belle équipe au sein du Conseil municipal, notamment un adjoint ayant aussi le sens de l'administration et le dinamysme nécessaire pour l'épanouissement d'une belle oeuvre, M. Blesson.

Je l'ai retrouvé maintes autres fois, souvent au cours de repas intimes à Oran, et ensuite, après la guerre, à l'issue de réunions de la Fédération des Maires. En 1957, il avait été blessé par les éclats d'un grenade lancée dans un café tenu par un nommé Bouali, en même temps que l'adjoint de l'officier commandant alors la place d'Inkermann, tandis, que le chef de gare, présent aussi, succombait à ses blessures. C'était l'heure des premiers attentats survenus dans la cité. Année cruciale dans ce domaine criminel où, après la mort de ce cheminot, chef de gare, M. Barétapiana, M. Tur, conducteur d'engins, était retrouvé égorgé près de l'Entreprise "Chagnaud", à deux kilomètres environ de la cité. Puis c'était le tour de M. Pérès, "Charlot" pour ses intimes, propriétaire de l'autocar qu'il conduisait sur le trajet Inkermann - Ami-Moussa et retour, brûlé vif dans son véhicule puis trois membres de la même famille, Henri, Manuel et Claudette Pérès, enlevés et jamais retrouvés, et encore le curé de Saint-Aimé dont j'ai oublié le nom, assassiné sur la route en direction d'El-Alef.

Avant de continuer l'évocation d'Inkermann, je désirerais mieux situer la belle figure de son dernier maire, André Reboul dont le souvenir et le quart de siècle consacré au service de la collectivité qu'il a administrée avec bonheur ne sont pas prêts d'être oubliés par les survivants de la cité, ni par la population musulmane avec qui il aura été en contact direct pendant presque toute son existence. En effet, né à Relizane en 1891, il a été mobilisé en 1914 au 21e Régiment de Tirailleurs et a fait la guerre dans cette belle unité de l'Armée d'Afrique, du début à la fin du conflit. Soldat de 2ème classe, puis caporal, puis sergent, il fut blessé à trois reprises. Titulaire de trois citations élogieuses, décoré de la Croix de guerre, puisde la Médaille militaire, il fut promu chevalier de la Légion d'honneur au titre de la Défense nationale en 1930, puis officier en 1946. Conseiller général, puis délégué à l'Assemblée algérienne, il fut l'un des membres fort écoutés et appréciés dans ces deux assemblées. Homme politique, oui, mais non politicien, serviable à droite comme à gauche, car il fut toujours au service de tous ses administrés, et c'est là la raison pour laquelle son nom est resté fort honoré dans toute la région.

C'était un homme plein de bon sens et d'une belle courtoisie. " Des hommes comme ça, il en faudrait surtout à Paris. " C'est là l'expression entendue de la bouche du postier de la cité, un nommé Pastor si j'ai encore bonne mémoire, lui aussi valeureux combattant de la Grande Guerre: c'était à l'heure bruyante du Front Populaire, à l'époque où, dans notre bled, des agitateurs venus de la métropole promettaient aux Arabes le Pain, la Paix, la Liberté... et la répartition des terres entre tous ceux qui ne la travaillaient pas, c'est-à-dire aux chômeurs professionnels... et dormeurs des cafés maures.

Replié en Corse après la braderie, il y est décédé et y a été inhumé, il y a environ 6 ou 7 ans.

Notre ultime rencontre, avait eu lieu place des Victoires à Oran, au lendemain d'une intense fusillade nocturne de la part des barbouzards du prétendu maintien de l'ordre et de la défense des personnes et des biens, dont les balles du calibre 12/7 s'étaient écrasées sur les murs de l'immeuble faisant angle avec la rue Arago. Contraint de quitter sa cité, dont le parcours jusqu'à Oran était devenu dangereux, même par la voie ferrée, il avait trouvé refuge dans ledit immeuble qu'habitaient des membres de sa famille. Quelle tristesse revêtait alors le visage de ce chrétien de confession protestante, sur qui pesait déjà le poids des ans. "Dieu qu'il est pénible d abandonner ainsi toute une oeuvre d'un labeur extraordinaire au service des hommes, qui ont encore besoin de la tutelle de la France! Que va devenir ma cité, qui a demandé tant d'efforts depuis quasiment un siècle ? Et aussi ce beau pays... "

Ce "beau pays" d'André Reboul et de ses administrés, quasiment tous des amis, le voici succinctement conté, à l'heure de l'implantation des nouveaux colons. Pays de la poussière, de nids de poule, d'excavations d'envergure, de broussailles, de pierraille, pire que la brousse des régions présahariennes, que le gouvernement, en juillet 1870, offre à 60 familles dont la plupart originaires du Midi: un pays à l'image de certains sites de ce Midi du siècle dernier. Habituées au soleil, elles ne seront pas tellement dépaysées leur dit-on. A croire que la galéjade a aussi droit de cité en ces lieux pourtant éloignés de la Canebière. La première décennie sera pénible, accablante pour ces pionniers, mais ils ne rechigneront pas à l'ouvrage, un labeur propre à tous ceux qui, ailleurs, à l'Ouest comme à l'Est, dans les secteurs du proche Oran et d'Aïn-Témouchent et celui de Mostaganem, ont déjà mis la terre en valeur, depuis 1848 par exemple.

Ces pionniers, qui logent presque dans des gourbis, sont courageux. Ils défrichent, épierrent, aplanissent le paysage, mais le premier pain quotidien est lourd à digérer. Je veux dire par-là que les premières cultures ont un faible rendement, car la terre est par trop sèche, et le régime de pluie, comme en tous lieux désertiques, est décevant. Cependant, très heureusement, le Génie militaire est présent et après maints durs travaux, cette source de vie qu'est l'eau va leur apporter ce bien précieux, cet or liquide qui est une valeur sûre. Ce qui leur permettra de garder, constamment en poche, les quelques louis d'or ou napoléons, pour pallier toute mésaventure. Poire pour la soif et, le cas échéant, sûr moyen pour régler le billet de retour en métropole....

Le Grigra, ce djebel qui domine toute la plaine, qu'on aperçoit des hauteurs du Dahra, de l'Ouarsenis et de part et d'autre de la grande artère de Relizane à Orléansville, possède quelques abondantes sources qui viendront alimenter les habitants et en même temps irriguer les plantations. Le miracle de l'eau, comme on dit dans toutes les colonies agricoles fondées depuis 1848, va permettre l'extension générale des cultures, en particulier les maraîchères, et l'arboriculture va aussi en tirer profit. Le village lui-même voit peu à peu pousser l'eucalyptus, l'acacia et d'autres essences d'arbres, qui seront un bel ornement en même temps qu'un moyen d'atténuer les effets de la canicule. Quelques autres plantations auront lieu autour des concessions, notamment des caroubiers, dont la plantation sera un complément pour la nourriture des porcs. On préparera même des pépinières pour l'avenir. C'est là le résultat d'une sorte d'association des habitants qui permettra un développement de l'arboriculture dans la région où ont lieu d'autres implantations de nouveaux pionniers dans des villages comme Hamadena, Saint-Aimé, El Alef. Cette association, appelée comice, comme en métropole, est dirigée par un administrateur, M. Guérin, à la tête de laquelle, dès la première décennie (1880) figureront les Peyrat, Jaulard, Mas, Boeuf, Hadida, Coulombier, Fleury, Toullier.

Parfaitement dirigée, unie, cette race de pionniers a mis, si on peut dire, les bouchées doubles pour aller de l'avant de concert, et rapidement les résultats de la colonisation s'imposent. On a fait vite et bien, et le village prend une autre allure accueillante. Le logement s'améliore, l'eau vient désormais à domicile. Dès les années de la fin du siècle se dessine une nouvelle vallée de cette partie du Chélif oranais, une vallée fertile pour dire le vrai, car on y cultive des céréales, un peu de vigne irriguée, des oliveraies, et des prairies naturelles y voient le jour. La population cultive tellement bien son jardin... maraîcher, que quasi beaucoup de légumes y viennent, et même des artichauts. Vingt ans après sa fondation, le centre d'inkermann devient une commune (1891), du fait de son agrandissement par l'adjonction de douars provenant des communes mixtes de Renault (Haut-Dahra) et d'Ammi-Moussa, à la satisfaction de l'autochtone, que les lumières de la nouvelle cité a attiré comme un photophore les papillons et autres insectes. Le premier magistrat de la nouvelle collectivité sera M. Gustave Defarge-Lacroix pour la première année. L'année d'après, en 1892, lui succède M. Martial Gris, et ce jusqu'en 1897. Puis seront élus MM. de Regard de Villeneuve de 1897 à 1915, dont une branche prendra le chemin de l'Algérois. Puis viendront, de 1915 à la fin de la Grande Guerre, MM. Xavier Arnaud et Henri Thirion, de 1919 à 1925. Le dernier sera André Reboul, depuis 1925 .

En 1962, Inkermann, une vivante sous-préfecture depuis 1956, va redevenir une image d'Epinal.... comme toutes celles qui illuminèrent un cadre moderne, dans lequel il faisait bon vivre.

Partout des arbres, partout des fleurs et des commerces florissants.

Mairie accueillante à tous, au centre d'un agréable jardin, une salle de fêtes spacieuse, lumineuse, où le soleil pénètre par de larges fenêtres, véritables baies qu'encadrent aussi des jardinets. C'est le culte des fleurs partout alentour; des docks silos qui disent, mieux que par l'écriture, la prospérité du lieu, des bassins-réservoirs qui, dit-on judicieusement, sont l'assurance de l'irrigation qui va accroître l'économie d'une commune parfaitement administrée. Des essais de culture du riz sont entrepris sur une superficie de plus de 50 hectares par MM. Pitot, Thirion et Satragno.

Sur le plan de l'Enseignement, un effort et un résultat appréciables, comme du reste à travers tout le pays. Il suffisait de parcourir l'Oranie comme j'en ai eu le plaisir pour s'en rendre compte: 20 classes pour les garçons, en majorité musulmans bien sûr, un C.E.G, comptant 1 100 élèves en 1961, cinq classes pour les filles, une classe maternelle. Au total, un peu plus de 1 500 écoliers et écolières.

J'allais oublier un réseau complet d'égouts, terminé en 1955.

J'aurais désiré m'étendre davantage à propos de cette chronique intéressant lnkermann.En attendant, j'espère que cet article aura ravivé les souvenirs des Blesson, Bernabeu, Ambrosio, Begariès, Anastay, Bister, Chetrit,20Couderc, Duclos, Corroyer, des toubibs Cherid, Guiraud, Hawun, Jamet, Manya et Lafourcade, et des familles Hassan, Graine, Imbert, Lopez, Manuel, Mouret, Merat, Pitot, Ramos, Rostoi, Rouvière, Serrat, Smadja, Mimran, Sportes, Verdoux, Zini, Thirion, Thoa, et ceux omis, tous ayant contribué à l'extension de leur petite cité. Si j'en ai la possibilité, nous retournerons à Inkermann pour évoquer aussi La "Chagnaud", cette société qui était le royaume du ciment et du béton armé, où étaient employés 1200 employés et ouvriers, près de cet oued sec qu'était le Rhiou, nom nouveau d'Inkernann, cité aussi à sec aujourd'hui que cet 0oued dont le parcours était à moins deux kilomètres des bâtiments qui ornaient cette oasis.

François RIOLAND. (L'Echo de l'Oranie n° 174 et 175 septembre à décembre 1984)

 

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