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Insurrection de BOUMAAZA

Mohamed I.bn Abdellah, dit BoumazaMohammed ben Abdallah (Boumaza) l'homme à la chèvre de la Taïbaiya, dans le Dahra.Boumaza, l'homme à la chèvre, instigateur et dirigeant de la révolte du Dahra dispose d'un titre d'éligibilité. .Les Français durent faire face à cette nouvelle forme de guerre que Bugeaud appela «fièvre d'insurrection tourmentant les Arabes». Dans la région du Chélif, les Français s'opposèrent aux attaques du chérif Boumaza qui avait réussi .La "fièvre des insurrections" gagnait l'Algérie. Partout des meneurs, souvent des commissaires de Bou- maza soulevaient les tribus. Ils prenaient eux aussi le nom de Boumaza. Cette ubiquité apparut aux populations comme un miracle .La résistance armée prit avec le chérif Boumaza,-, un caractère mystique et opiniâtre. l'insurrection gagna la vallée du Chélif et se propagea dans le dahra et l'Ouarsenis. La repression atroce. fut rapide, «Les enfumades du Dahra » 1844. Enfumades des Sbeah (Dahra), Nekmaria ou les enfumades du Dahra par Cavaignac, Commandant de la subdivision ... Enfumades de tribus du Dahra par le lieutenant-colonel Canrobert opérant à la tête d'une colonne . L'enfumade du Dahra par Pélissier Guin 1845) La tribu de Ouled Riah habitait le Dahra (région de Mostaganem). Ses membres se sont réfugiés dans les grottes pour échapper au massacre. Pélissier décida de les enfumer en juin 1845, En mars 1845, celui-ci avait prôné la guerre sainte non seulement contre les colonisateurs mécréants, mais également contre les musulmans renégats.né dans un douar situé à l'embouchure de oued jdiouia avec le chéliff,issu d'une famille maraboutiquede ARCH OULED KHOUIDEM,Ce chevalier de lafoi,Citons Charles Henry Churchill, biographe et admirateur de l'Emir Abdelkader: chaque fois que les Français avançaient, ils se trouvaient devant un Boumaza. Comme s'il avait un don d'ubiquité. Notons que Mohamed Ibn Abdellah n'a jamais cessé de combattre les envahisseurs.Boumaza était un adepte de la confrérie (tarika) des Derkaoua. Les enfumades du DAHRA furent révéléee lors de la répression de l'insurrection menée dans le Dahra en 1845 par cejeune chef maraboutique d'une vingtaine d'années surnommé Boumaza (l'homme à la chèvre).Devant les difficultés à réprimer cette insurrection, le colonel Pélissier décida de poursuivre les Ouled Riah qui s'étaient retranchés par centaines dans des grottes de montagne.dans la grotte même de «Ghar El Frachiche» prés de SOBHA et dans les grottes de NEKMARIA où a eu lieu ce terrible massacre, des enfumades exécutées par le général Pélissier qui ont visé une tribu qui s'est soulevée pour prêter main-forte aux troupes de BOUMAAZA. Le résistant Boumaza continua à l lutter, appuyé par la tribu des Ouled Riah. Il défait la tribu de Sendjas et élimine leur agha. Le général Bugeaud réagit en envoyant cinq colonnes en différents points du territoire concernés par l'insurrection.Les combats engagés contre Boumaza sont d’une rare violence eu égard aux moyens humains et matériels dont disposent les troupes françaises. Les populations n'ont d'autre choix que de se replier dans les grottes, alors le colonel Pélissier charge les plénipotentiaires arabes d'établir un dialogue avec les chefs tribaux pour négocier un retrait en échange de la soumission des Ouled Riah dans le but d'isoler le chef de l'insurrection Boumaza. Les émissaires essuient un refus. Exaspéré, Pélissier ordonne d'amasser des matières combustibles devant l'ouverture des grottes sous les ordres du général Bugeaud : «Si ces gredins ne se retirent pas des grottes, enfumez-les comme des renards.» Le lendemain une compagnie d'hommes du génie et des tirailleurs pénètrent dans ces grottes pour y mettre le feu. A l'entrée, des animaux sont à moitié calcinés. Plusieurs centaines de femmes et d'enfants ont été ainsi exterminées par le feu en ce triste 20 juin 1845. Des fascines (fagots de bois) enflammées furent placées, et systématiquement entretenues, devant les issues des grottes où s'était réfugiée une partie de la tribu. Le lendemain, on trouva des centaines de cadavres (d'hommes, de femmes et d'enfants) amoncelés. Il y eut au moins cinq cents victimes; on parla même d'un millier de morts. A la suite de l'invitation du gouvernement à «répudier avec horreur, pour l'honneur de la France» (Montalembert) ce «meurtre consommé avec préméditation sur un ennemi sans défense » (prince de la Moskowa), le maréchal Soult (Nicolas Jean de Dieu, 1769-1851), alors ministre de la Guerre, fut amené à « déplorer » ce forfait. Au ministre qui ne voulait pas croire «que le colonel ait eu des ordres pour employer de tels moyens», Bugeaud-qui demanda aux membres de la Chambre des pairs de lui indiquer des procédés plus moraux lui permettant de gagner la guerre-répondit qu'il prenait «toute la responsabilité de cet acte», car il avait prescrit d'en user ainsi «à la dernière extrémitéFévrier 1842: Plusieurs colonnes françaises stationnées aux environs d'El Esnam (Orléansville à partir du 16 mai 1843), attaquées subitement par la cavalerie de L'Emir Abdelkader.

L'insurrection de Bou-Maza dans la subdivision d'Orléansville et dans l'Ouarsenis avait eu un grand retentissement jusque dans la Kabilie, à l'ouest et au sud de Dellys. L'insurrection s'étendit vers l'est, et fit explosion dans les montagnes du Dahra, où habitait une population turbulente, qui n'avait jamais obéi à aucun pouvoir régulier. Les nombreux éléments de désordre qui existaient dans cette contrée furent organisés par un homme, jeune encore, En peu de jours l'agitation gagna toutes les tribus comprises dans les subdivisions d'Orléansville et de Mostaganem. Plusieurs de kaïds proches des français furent décapités et les biens de partisans pillés aux français.Bientôt Bou-Maza pénétra dans l'Ouarsenis, et alluma partout la rébellion. En même temps un mouvement éclata parmi les populations qui habitaient entre la Mina et le Chélif. Bou-Maza venait de tenir en échec les forces françaises; il instituait un gouvernement nouveau, nommait des fonctionnaires, percevait des impôts, et donnait du butin à partager aux cavaliers qui prenaient part à ses expéditions. Bou-Maza, descendudes montagnes, pillait et soulevait les populations de la Basse Mina. Battu une première fois le 30 septembre dans un brillant combat de cavalerie, il tenta cependant d'enlever des tribus jusque dans la banlieue de Mostaganem le 18 octobre. Cette attaque lui coûta cher, et il fut contraint de se réfugier dans le Dahra, où il exerçait encore une très-grande influence. La rapidité des mouvements de cet agitateur semblait tenir du prodige : chassé de Mostaganem, il était le 1" novembre sur oued Rhiou ; ; le 4, chez les Ataf, dans le Chélif ; le 11 il attaquait sans succès le Vieux-Tenès, occupé par des Arabes ; puis, se dirigeant vers l'est, il envahit les Beni Rached,les souleva, atteignit les Beraz, revint chez les Medjadja, et arriva jusque sous les murailles d'Orléansville. Cette dernière tentative ne fut pas heureuse ; ses bandes furent dispersées après avoir supporté des pertes énormes, et lui-même;disparut pour quelque temps de la subdivision d'Orléansville Il parvint avec beaucoup de difficulté dans le Dahra; mais, pour la première fois, il trouva les tribus sourdes à ses excitations. Cet échec le jeta dans un découragement complet, et le détermina à se remettre lui-même entre les mains des Français. En effet, le 13 avril il s'adressa à cinq cavaliers arabes laissés chez les Ouled Iounès pour percevoir une amende, et leur demanda d'être conduit auprès du commandant supérieur d'Orleansville. Après avoir rendu hommage au gouverneur général à Alger, Bou-Maza fut interné en France .Bou-Maza habitait Paris; mais lors de la révolution de février il s'évada de la capitale, et ne fut arrêté qu'à Rrest, au moment où il cherchait à s'embarquer. Le gouvernement l'a fait enfermer au fort de Ham.

 

Printemps: le Maréchal Thomas Bugeaud, qui avait traversé la région du Cheliff, avait écrit au Ministre de la Guerre que cette vallée était "comparable aux plus belles parties de la vallée de la Loire, de la Garonne et de la Seine et serait, dans un demi-siècle, l'un des plus beaux pays du monde ".

19/20 septembre : Bataille d'Oued-Fodda, livrée par l'Emir Abdelkader aux troupes françaises, commandées par le général par le général Nicolas Changarnier.

29 avril : Le camp (d'El Esnam) établi, il restait encore à se préoccuper de son approvisionnement. Or, en 1843, en l'absence de toutes voies de communication, c'est par mer que la garnison d'El-Esnam pouvait être le plus facilement ravitaillée, mais il fallait pour cela ouvrir aux "araba " la route de la côte. C'est ce que fit le Maréchal Bugeaud qui, ayant quitté la vallée du Chéliff arriva à Ténès le ler mai. - Ben hobsili, Agha du Dahra pour l'Emir Abdelkader attaque avec 500 cavaliers et 500 fantasins, les troupes françaises de Bugeaud qui se dirigeaient en direction de Ténès. 'insurrection de Boumaza, dans le Dahra, ont marqué l'esprit de résistance

1843 - : " Un désert dans le grand désert de la plaine ", écrivait d'Orléansville, le Colonel Leroy de Saint-Arnaud à ses superieurs au sujet de la plaine du Cheliff. Mars1845 : Mohamed Ibn Abdellah, surnommé Boumaza, lève l'étendard dans le Dahra et la vallée du Chéliff, en déclarant la guerre sainte aux français.

04 mai : Boumaza frappe un grand siège autour de la ville d'Orléansville

05/19 juin : Grande razzia faite par l'armée française contre la tribu des Ouled Riah (entre Ténès et Mostaganem), dirigée par le colonel Pelissier, sur ordre du général Bugeaud, stationné à Orléansville (aujourd'hui Chlef). Juillet : Boumaza (l'homme à la chèvre, comme il plaît aux français de l'appeler), partit de Bougainville (auj. Sendjas) et attaque une escorte de l'armée française à Oued Fodda08 août : Sur ordre du maréchal Bugeaud, 500 algériens brûlés vifs dans des grottes au douar Beni Menasser (près de Aïn Merane sur l'oued chaâbat Al Bir).

15 octobre : Boumaza réussit un grand coup contre les troupes françaises stationnées près de Mostaganem. 10 novembre : Boumaza, secondé par le caïd Ben Henni des Beni Hidja, attaquent les troupes françaises stationnées à Ténès

13 avril : Mohamed Ibn Abdellah, surnommé Boumaza (environ 25 ans), se rend au au colonel de Saint Arnaud à Renault (aujourd'hui Sidi M'hamed Ben Ali). Il sera rammené à Orléansville (Chlef).

08 mai 1847: Séquestre sur toutes les propriétés d'El Hadj Zeghra à Ténès, pour avoir prit les armes contre l'armée d'occupation.

23 février1848: Coup de theater en France : à la veille de la chute de monarchie de juillet du roi Louis Philippe, Mohamed Ibn Abdellah (Boumaza), s'évade de la prison de Paris. Il sera arrêté quelques temps après. 22 juillet 1849: Libération de Boumaza, enfermé depuis son arrestation en 1847 à Brest au Fort de Ham.

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